CHICOREE SPADONA 1 KG

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CHICOREE

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Tannins lotier

La chicorée est très digestible et en plus très appétente.

RICHE EN MINÉRAUX

Même si elle n’est pas météorisante, la chicorée reste assez pauvre en fibres. Pour des vaches laitières ou allaitantes, ce fourrage ne doit pas dépasser un quart de la ration journalière.

La chicorée est connue pour sa bonne valeur alimentaire durant toute la saison d’exploitation, comparable à une très bonne herbe de printemps. Elle est très riche en protéines brutes, avec un taux d’environ 27 % de MAT. Les feuilles de chicorée contiennent plus de 85 % d’eau (11 à 15 % MS), ce qui en fait une espèce quasi-exclusivement destinée au pâturage car elle se conserve mal une fois coupée. Si la prairie contient une importante proportion de chicorée, il est déconseillé de la faucher, même pour la conserver sous forme d’ensilage ou d’enrubannage.

Analyse (stade feuillu, mi-juin) chez un éleveur breton biologique

 

UFL/kg MS

PDIN

PDIE

Chicorée

0,97

173

116

Prairies RGA-TB

0,96

126

100

La chicorée est une plante vivace qui semble se maintenir correctement d’une année sur l’autre même si l’hiver est froid. Elle est munie d’une solide racine pivotante qui lui permet d’aller chercher l’eau et les minéraux très profondément (généralement à plus d’un mètre en sol profond). De ce fait, la chicorée est riche en oligoéléments. Elle puise notamment dans le sol du potassium, sodium, calcium, magnésium, souffre, fer, zinc, manganèse et de nombreuses vitamines du groupe B.

UNIQUEMENT AU PÂTURAGE

« Grâce à sa racine, la chicorée résiste très bien à la sécheresse. Elle se plaira dans les sols profonds mais aussi sur les parcelles séchantes, là où le trèfle blanc aura du mal à pousser en été »

 chicorée fourragère

La chicorée fourragère possède une racine pivot qui remonte l'eau et les minéraux. La chicorée pousse rapidement et monte en tige si elle n'est pas pâturée à temps.

La chicorée a une forte vitesse de pousse, elle est donc plutôt gourmande en azote. Cet élément peut être uniquement apporté par les trèfles et les déjections au pâturage, comme c’est le cas dans les exploitations en agriculture biologique qui se passent généralement de fertilisation azotée sur les prairies d’association.

Mais, rançon de sa forte vitesse de pousse du printemps à l’automne, la chicorée n’est pas une plante conseillée pour tous les éleveurs : « il y a une règle de base : il faut pouvoir revenir sur le paddock au moins toutes les trois semaines, sinon la chicorée va monter en tige et devenir moins appétente. C’est une espèce à réserver uniquement aux prairies exploitées en pâturage tournant. » L’objectif est de parvenir à limiter la croissance des tiges qui présentent peu d’intérêt nutritionnel contrairement aux feuilles. Toutefois pour sa première saison de pâturage, la chicorée ne doit pas être pâturée trop ras, afin de préserver sa couronne et son enracinement lorsqu’elle est jeune (attendre qu’elle ait développé au moins 5 à 6 feuilles). Une fois installée, elle résiste au piétinement mais la chicorée a besoin d’un temps de repousse et n’apprécie pas le surpâturage. Si la prairie se dégarnit, il est possible de la laisser fleurir et grainer à l’automne pour accroître la pérennité. Les tiges seront alors broyées en fin de cycle.

SEMIS EN ASSOCIATION

Le semis des petites graines de chicorée peut avoir lieu indifféremment en fin d’été ou au printemps (et peut se tenter en sursemis) pour faire des praires de longue durée, avec une pérennité de trois à cinq ans. La préconisation de semis varie autour de 1 à 2 kg/ha (voire moins), toujours en association avec  des graminées et des légumineuses. La chicorée s’associe bien aux espèces de pâturage comme le  ray-grass anglais (RGA) et le trèfle blanc (TB). Pour Julien Greffier, chef produit fourragère chez LG Semences : « la chicorée peut aussi compléter un mélange dactyle + TB, puisque le dactyle doit lui aussi être exploité à moins de 21 jours, et pourquoi pas en association avec de la fétuque élevée. »

Les éleveurs néo-zélandais parviennent à faire des GMQ très élevés avec des prairies chicorée + TB, sans graminées. Mais que ce soit pour la chicorée ou le plantain, il faut savoir rester prudent avec ces nouvelles espèces. Mieux vaut en semer à petite dose (0,5 à 2 kg/ha) et regarder leur comportement.

Le climat est parfois très sec en Océanie et les éleveurs exposés à d’importantes sécheresses sèment généralement des « mélanges d’été » composés essentiellement de chicorée (5 kg/ha), de plantain et des trèfles blanc et violet, sans graminée. Ces mélanges d’été restent verts quand les classiques prairies RGA-TB ont jauni depuis des semaines !

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